Vivre et habiter à Paris devraient permettre une fréquentation assidue des nombreuses manifestations artistiques proposées. Cela n'est malheureusement pas toujours le cas : manque de temps, fatigue, manque de volonté ... et report de la visite à un lendemain improbable ou bien d'autres motifs justifient souvent l'"oubli" d'une exposition.
Manquer la présentation, au Centre Georges Pompidou, des oeuvres de la sculptrice Louise Bourgeois aurait été une erreur. Née en France au début du 20ème siècle et dorénavant âgée de 97 ans, elle a produit depuis 1950 (donc relativement tardivement) des sculptures aux formes novatrices et variées à partir des impressions et sentiments de son enfance.
Celle-ci s'est déroulée en banlieue parisienne et a été marquée par son rapport difficile avec son père. Sur tous les supports, elle a évoqué sa mèmoire et combiné les apports des grands mouvements du 20ème siècle (arts premiers, surréalisme, installations, ...). Ses représentations de femmes-maison ou de famille, des corps ou des rapports homme-femme sont nombreuses et inventives. Au fil du temps, le détail disparaît et l'essentiel demeure.
Sur la fin de sa vie, elle réalise des sculptures à base de tissu, en souvenir des ateliers de ses parents. Ses dernières réalisations sont très émouvantes et permettent de constituer une oeuvre complète, du début à la fin de son existence. Emigrée aux Etats-Unis dans les années 30, cet exil lui a permis de créér et s'insère également au coeur de ses sculptures ou installations.
Reconnue tardivement, c'est une très grande artiste du siècle passé. Une exposition à na pas manquer !
(le choix de la tranche horaire 13h-15h permet une visite tranquille, même le samedi)








